Des montres de prestige pour 2020

Un véritable séisme secoue le monde de l’Horlogerie.. 2020 devait marquer une nouvelle ère pour le Salon International de la Haute Horlogerie, le SIHH, qui a lieu à Genève depuis 1991. Cette édition rebaptisée devait s’appeler Watches & Wonders. Hélas, elle vient d’être annulée, comme le célèbre Baselworld. Les deux grands-messes horlogères sont victimes du Covid-19... et surtout de l’absence de la clientèle chinoise. Une crise qui oblige à se remettre en question. 

La Fondation de la Haute Horlogerie partage la déception engendrée et travaille déjà à la préparation de l'édition de 2021. «On se dirige vers les nouvelles années folles. La façon de consommer ne sera plus la même après ce coronavirus, affirme Grégory Pons, du site d’actualités Business Montres, dans un entretien au quotidien Le Temps. Il va falloir du temps pour ne plus dépendre de la clientèle chinoise et recréer une clientèle locale… Il faut tout refaire, les salons, les catalogues horlogers, et arrêter de rêver d’attendre que la clientèle chinoise revienne ».

En attendant cette révolution qui va bouleverser les salons traditionnels, les marques choisissent le digital pour présenter leurs nouveautés. Voici donc quelques-unes des dernières créations.

TAG Heuer Connected : 3ème génération

L’horloger suisse TAG Heuer confirme sa position de leader sur le secteur des montres connectées de luxe et poursuit le développement de ses montres connectées avec l’arrivée de cette nouveauté : c’est la 3ème génération du modèle lancé à New-York en 2015.

L’héritage de la maison dans le chronométrage a été source d’inspiration pour le développement des cadrans. "Nous avons 160 ans d'histoire à disposition et une énorme expérience des chronographes. Il était logique pour nous d'apporter cette expertise en matière d'horlogerie mécanique à la montre Connected", déclare Frédéric Arnault, le directeur général adjoint de la manufacture. "L’écran tactile de la montre, les poussoirs et la couronne fonctionnels la rendent très facile à utiliser. Nous voulions que l'interface utilisateur soit intuitive et fluide, c'était notre grande priorité", ajoute-t-il. Le cadran est doté d’un écran tactile OLED haute lisibilité, protégé par une glace saphir résistante aux rayures et dont la surface plane est entièrement active. Sur l’écran, l’utilisateur peut choisir entre 5 cadrans d’inspiration mécanique ou digitale. Chacun de ces cadrans peut être personnalisé pour répondre au style et aux besoins de chacun.

Le boîtier de 45 mm en acier ou titane fait écho au design des chronographes TAG Heuer. Cela comprend des cornes facettées (signature de la maison), un boîtier alternant des finitions polies et brossées, une lunette graduée en céramique, une couronne et deux boutons-poussoirs fonctionnels, un fond de boîtier vissé et un large choix de bracelets élégants avec boucle déployante.

La nouvelle application TAG Heuer Sports comprend une fonction qui permet de suivre de nombreuses activités physiques comme le golf, la course à pied, le cyclisme, la marche, le fitness. Un atout majeur.

Tissot Heritage 1973 : la course en héritage

Une montre rare comme un bolide transalpin, dit le critique avec style.. Fidèle à sa passion, la marque célèbre ses liens historiques avec l’univers de ma course automobile en rééditant un de ses superbes chronographes des années 70. Ce nouveau modèle en édition limitée s’inscrit dans le cadre du partenariat unissant la Maison d’horlogerie et l’écurie de course Kessel Classics.

Pour cette Tissot Heritage 1973, la marque s’est inspirée de la Tissot Navigator, une création conservée dans ses archives, mais surtout une pièce clé dans la série des partenariats entre l’horloger suisse et la course automobile. Le chronographe présente un design avancé au niveau de son boîtier en acier inoxydable 316L qui mesure 43 mm et affiche une forme coussin ovale ainsi que des lignes bombées dans les trois dimensions. Cette courbe est suivie par le verre Glassbox taillé dans le saphir, et par les cornes ainsi que le fond, tous deux arqués. La cambrure des différents éléments permet à la montre de se poser facilement sur le poignet et de se glisser sous une manche de chemise. La trotteuse et l’aiguille de chronographe créent un contraste étonnant avec un orange qui apporte une touche dynamique très contemporaine à la montre.

Pour le bracelet, l’horloger suisse reproduit un modèle qu’il avait inventé et breveté dans les années 60. Ce cuir de veau à surpiqûres rappelle avec élégance le volant des voitures sportives des années 70.

Breguet Classique 7137 : Lune en relief sur ciel étoilé

Breguet présente une nouvelle version de son modèle Classique 7137 en or rose avec un cadran en or argenté mais aussi, dans un registre plus contemporain, en or blanc avec un cadran en or couleur « bleu Breguet ». La Lune en relief sur un ciel étoilé apporte une nouvelle dimension à l’affichage des phases de Lune.

D’une élégance intemporelle, la ligne Classique s’inscrit dans le plus pur style Breguet. Cette année, la manufacture du Swatch Group revisite son modèle Classique 7137. Source d’inspiration pour ce modèle ? La montre de poche Perpétuelle N°5 qui présentait plusieurs motifs de guillochage ainsi qu’un tour d’heure à chiffres romains.
 
Sur les cadrans en or argentés ou « bleu Breguet », les variations de motifs permettent de différencier les zones de lecture en toute sobriété. Le savoir-faire traditionnel du guillochage à la main s’exprime à sa pleine mesure dans la ligne Classique. Comme il y a deux siècles, l’artisan l’exécute sur un tour à guillocher –pour les décors circulaires– ou sur une « machine ligne droite » pour les motifs linéaires.

La Classique 7137 présente un motif de « panier maillé » pour l’affichage de la réserve de marche, de « damier » pour l’affichage de la date et de « clous de Paris » pour la partie principale du cadran. Le cadran de la version en or blanc adopte le bleu Breguet. Sur la version en or rose, la teinte du cadran naît de la pose de poudre d’argent, ensuite travaillée à la brosse douce.
 
La lecture de l’heure se fait grâce aux aiguilles Breguet à « pomme évidée » et aux heures romaines. Fidèle à ses traditions nées à la fin du 18e siècle, la Maison appose sur le cadran le numéro individuel de la montre et y grave une signature secrète.
 
Les modèles possèdent une mince boîte aux flancs cannelés (autre caractéristique de la maison). Les attaches, soudées par souci de solidité et galbées maintiennent le bracelet en cuir.
 
Le calibre extra-plat 502.3 avec spirale en silicium et une masse oscillante en or guilloché à la main anime ces modèles de 39 mm, étanche à 30 mètres. Au fond, une glace saphir dévoile le mouvement décoré à la main. Du grand Classique !

Bell & Ross, BR-X1 RS 20 : le temps à 370 km/h

Un chronographe de caractère.. La maison franco-suisse entame sa cinquième saison en Formule 1 aux côtés de l’écurie Renault F1 Team. Pour saluer l’arrivée du le jeune pilote normand Estéban Ocon le duo propose une nouvelle déclinaison de la BR-X1. « Ma première vraie montre a d’ailleurs été un Bell & Ross BR-X1, en 2016 quand je suis arrivé chez Renault en tant que pilote de réserve, dit Estéban Ocon. Mais je me la suis fait voler! Heureusement, quand je suis arrivé cette année, j’ai reçu le nouveau modèle. Monter dans des voitures qui font 1 000 chevaux, ne pèsent rien et vont à 370 km/h, ce n’est jamais banal ! »

Les poussoirs à bascule sont montés comme des pédales d’accélérateur La carrure de titane poli satinée fait penser aux carrosseries des F1. La lunette bidirectionnelle PVD permet aux pilotes de comparer leurs moyennes à chaque tour. «Il me semblait évident de faire une montre qui soit utile pour les pilotes», confie Bruno Belamich, directeur de création de Bell & Ross. Cette année, la collection puise son inspiration à la fois dans la nouvelle monoplace de l’écurie Renault et dans le concept car R.S.27.  « Quasiment tous les ingénieurs de la F1 sont aussi des anciens de l’aéronautique, raconte Carlos Rosillo, le cofondateur de la marque. Le travail d’ingénierie, les matériaux utilisés, on les retrouve aussi bien dans l’aviation et la Formule 1 que dans l’horlogerie, entre le carbone forgé, le titane grade 5 ou les céramiques.»  «Chaque année, notre angle est différent, décrypte Carlos Rosillo. La première année, c’était la reprise des couleurs de l’écurie ; ensuite l’inspiration venait du volant, puis des pièces d’une F1 pour imaginer un boîtier hyper technique et enfin la chronométrie et la télémétrie l’an passé. Cette année, nous avons été inspirés par la vision de la F1 du futur.»

Alpine Eagle, Chopard : acier recyclé

Contemporaine, épurée, l’Alpine Eagle est inspirée des Alpes ainsi que par la force de l'aigle qui y règne en majesté. Chopard a mis en avant sa maîtrise des matériaux et créé son propre acier ! Voici donc la première montre réalisée en acier recyclé. Elle s’inscrit dans la démarche éthique de Chopard, qui crée à l’occasion de ce lancement une fondation au profit de la protection du milieu alpin. Le Lucent Steel A223 a nécessité plus de 4 ans de recherche et développement. C’est un acier qui hypoallergénique, à la manière de l’acier chirurgical. Il est composé à 70% d’acier recyclé, et les fournisseurs, eux même labellisés éco-responsables, sont autrichiens, pour limiter l’empreinte carbone.

Pour créer l’Alpine Eagle, Chopard n’est pas parti d’une feuille blanche. La manufacture Chopard fut créée en 1860 par Louis Ulysse Chopard. La vénérable maison suisse s’est inspirée de l’un de ses propres modèles phares, aujourd’hui quelque peu oublié : la Saint Moritz, née en 1980 de la vision de Karl Friedrich Scheufele, de créer la première montre sportive et en acier de la marque. Quarante ans plus tard, c’est au tour du petit-fils, Karl Fitz, de convaincre son propre père, Karl Friedrich, de lui donner une nouvelle jeunesse..

Le cadran de l’Alpine Eagle est l’un des aspects les plus marquants de la montre. Directement inspiré de l’œil du rapace, il est profondément irisé, ce qui offre des jeux de lumière tout à fait saisissants. Le contrepoids de la trotteuse, en forme de plume, fait lui aussi référence aux aigles. Les aiguilles sont en bâtons, tous comme les index. Seuls les chiffres 12, 3, 6 et 9 sont écrits en chiffres romains. Le guichet dateur est placé à 4h30 sur la version 41mm. Les seules inscriptions sont celles de la marque et de la certification « chronometer », placées à 12 heures.

Le bracelet en acier breveté éco-responsable est évidemment intégré. Entièrement assemblé à la main, il présente une structure en 3 maillons, où celui du milieu, en relief, est poli, alors que les deux autres sont brossés. La finesse des maillons garantit une belle souplesse, et donc grand confort appréciable au quotidien. L’Alpine Eagle est animée par un mouvement manufacture. Vous pouvez consulter le site de la Fondation de la Haute Horlogerie pour suivre l’actualité du secteur https://www.hautehorlogerie.org/ et retrouver toutes les nouveautés sur deux des meilleurs sites de la haute horlogerie : https://www.montres-de-luxe.com/ et http://fr.worldtempus.com/

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